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jeudi 17 juin 2021

L'Empereur et les brigands : la légende de Napoléon à l'épreuve d'un dialogue historique

L'Empereur et les brigands, de Corentin Stemler et Guillaume Bernard.

L'Empereur et les brigands, moment d'intimité avec Napoléon, livre, mine de rien, une vision originale du règne de l'empereur des français. Avec la simplicité que permet la forme du dialogue théâtral, cette pièce écrite à quatre mains apporte une grille de décodage de l'œuvre napoléonienne exempte de manichéisme.

Elle échappe à la fois à l'éloge impériale et à la repentance confite qui s'opposent sur ce sujet à l'heure des commémorations ; elle le fait avec une aisance infinie : le livre se lit avec une facilité déconcertante. On le referme en espérant assister à la représentation de la pièce sur les planches.

Vivement le spectacle

Corentin Stemler, jeune co-auteur de l'ouvrage, a écrit et mis en scène Symphonia, une superbe fresque musicale, et fait partie des bénévoles du Puy du Fou. Il a travaillé de concert avec Guillaume Bernard, universitaire, professeur d'histoire du droit et fin politologue, dont la participation est une garantie de justesse historique.

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La principale originalité de l'Empereur et les brigands tient dans son parti pris vendéen. Napoléon échange en effet avec un lecteur marqué par le drame et l'épopée de la Vendée. Ce point de vue permet de décoder, notamment, le rapport de Bonaparte à la religion, mais aussi ses motivations profondes et ses prévention à l'égard de la Révolution et de la République.

Derrière l'apparente simplicité de la forme se dissimule une compréhension de la complexité du personnage historique. C'est à la fois agréable à lire et instructif. Vivement les trois coups....


L'empereur et les brigands - Guillaume Bernard, Corentin Stemler - « Le théâtre de l'histoire » - Format poche. - 112 p. Nouvelles Editions latines, 2021. EAN : 9782723381918

Magnus Latro

mercredi 16 juin 2021

Lycanthropie, le phénomène de l'homme-loup

Le lycanthrope, une figure commune aux légendes européennes, qui trouve aussi des explications dans la science. 


Le loup, prédateur ultime, menace invisible, force obscure, est le reflet de la face sombre de l'homme. Sa sociabilité, son indépendance et sa capacité d'adaptation en font un objet de transfert de toutes les craintes de l'humanité. Il règne sur les forêts, où il domine les autres espèces, jusqu'à son concurrent direct, l'humain.

Rien de surprenant, donc, à ce qu'il se retrouve dans tous les mythes européens et sur les autres continents. Cette présence historique au cœur des légendes se prolonge dans la science, jusqu'à donner son nom à une pathologie humaine : la lycanthropie.

La preuve scientifique du loup-garou

Le lycanthrope est le loup-garou, la légende de l'homme qui se transforme en bête fauve, figure mi humaine mi animale. Il déchire les chairs de ses victimes et sa morsure transmet sa malédiction. C'est aussi un humain qui se sent loup, sous l'effet d'une maladie mentale, ou bien aussi parfois sous l'emprise de psychotropes. 

Le terme s'est étendu progressivement aux pathologies mentales de tous ceux qui ont la certitude d'être devenu un animal : chien, chat, cheval, aigle... Un certain nombre de maladies expliquent également la croyance populaire en l'existence du loup garou.

On peut citer  en particulier la porphyrie, une maladie génétique rare qui se manifeste par des transformations physiques effrayantes, une pilosité excessive et des bouffées délirantes, des psychoses. 

Pour en savoir plus : Wikipedia 


vendredi 11 juin 2021

Varcolac, un mythe indo-européen entre vampire et loup garou

Vampire ou loup-garou ? (CC : David de la Luz)



Vrykolakas en grec moderne, vârcolaci en roumain, vǎrkolak en bulgare et en macédonien... le vircolac est un revenant, un demi-vivant, un loup-garou. C'est un personnage commun à l'ensemble des cultures d'Europe centrale et des Blakans, jusqu'au fin-fond de la Russie. (Source Wikipedia

Il est tour à tour vampire, homme-loup, lycanthrope, loup-garou, mais à coup sûr maléfique et violent. 

Un spectre polymorphe

Selon les contrées, ce spectre est affublé de diverses caractéristiques. En Serbie, si l'on s'en tient à certains contes, on le reconnaissait à sa chevelure rousse et à son regard gris. En Grèce, il frappait à la porte, appelant l'habitant par son nom, avant de passer son chemin. Si l'interpellé venait à lui répondre, il se voyait condamné à une mort certaine, suivie d'un destin de vrykolakas.

C'est pourquoi dans certains villages grec on ne vous ouvrira jamais avant que vous n'ayez frappé une seconde fois. 

Un fauve à abattre

Le Varcolac croît en taille et en puissance tout au long de son règne. Il existe toutefois des moyens de le tuer. Toujours le samedi, lorsqu'il demeure dans son tombeau, à la merci des chasseurs. Les méthodes varient au gré des coutumes : empalement, crémation, découpe... Comme pour son cousin le vampire des Carpathes. 

Selon les spécialistes, il serait proche du Croque-Maur de la culture française, qui s'est transformé en cauchemar dans notre langage courant. 

Il existe un groupe de Métal qui s'est baptisé du doux nom de Vircolac. Dont vous pouvez découvrir ci-dessous le délicat murmure...